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Monthly Archives: mars 2018

29 Mar 2018

Report by On The Roots : In Dread We Trust #5 @ L’Atelier, Cluses .

Du 21 au 24 mars 2018 avait lieu la 5ème édition du festival In Dread We Trust à L’Atelier Cluses dans la ville du même nom (74). Une édition riche et variée avec au programme des ateliers pour enfants, une diffusion de film, une exposition et deux soirées de concerts…

Jeudi 22 mars

Après un atelier pour enfants organisé la veille durant lequel Manu Alonso de la Compagnie Manudrine leur a fait découvrir les instruments du monde, place à la deuxième soirée du festival.

L’Atelier ouvre ses portes à 18h30, le temps de laisser aux premiers arrivants de visiter notre exposition On The Roots « A la rencontre du Dub » qui a semblé attirer l’attention et plaire, pour notre plus grand plaisir.

A 19h, rendez-vous dans la salle de concert pour la diffusion du film Reggae Ambassador « La légende du reggae » qui accompagne le livre du même nom. Il s’agit de l’histoire du reggae racontée par de grandes légendes jamaïcaine du milieu (Lee Perry, Bunny Wailer, Barrington Levy,…) mais aussi la nouvelle génération (Chronixx, Protoje,…). Ces deux projets ont été réalisés par le fondateur de Reggae.fr Alexandre Grondeau en partenariat avec plusieurs reporters et photographes dont On The Roots.

Ensuite, direction le hall pour le showcase du groupe local The Dubalist venu avec son sound system 2 scoops avec un très bon son. L’un à la batterie électronique et l’autre aux commandes, ils ont joué des morceaux principalement dans les styles reggae et dub pour faire danser le public dans une ambiance conviviale.

Vendredi 23 mars

Nous voici de retour à L’Atelier pour la première soirée concert du In Dread We Trust #5 axée sur le Reggae.

Jannali et Nico du Little Lion Sound, tout droit venus de Genève, assurent l’accueil dès l’ouverture des portes à 20h avec un warm up reggae roots dans le hall.

Direction la salle de concert pour accueillir le chanteur FLOX accompagné d’un batteur, d’un bassiste et d’un guitariste. Avec sa jolie voix, il fait danser et voyager le public dans son univers en interprétant des titres majoritairement issus de son avant dernier album « Homegrown » sorti en 2015 mais aussi de son tout dernier album « Taste of Grey ». Leur style clairement reggae prend tout de même une forme singulière avec des influences électro affirmées et parfois dub.

Petite pause dans le hall toujours avec Little Lion Sound, histoire de s’hydrater tout en dansant sur de grands classiques reggae / dancehall tels que Chronixx, Protoje ou encore Yaniss Odua.

Retour dans la salle avec une légende du reggae jamaïcain du nom de Pablo Moses, accompagné de deux guitaristes, un bassiste, un batteur et un claviériste. Sur des instrus reggae roots au son très propre, rond et avec une basse bien présent comme on aime, le chanteur pose sa voix toujours aussi superbe avec des textes  aux messages engagés. Le public est réceptif et admiratif, l’ambiance est à la bonne humeur et à la danse ! Toujours aussi actif, le dernier album de Pablo Moses intitulé « The Itinuation » et produit par le grand Harrison Stafford est sorti l’année dernière.

La soirée continue jugaux’à 1h avec une sélection de pures dubplates jouées par Little Lion Sound, avec des artistes comme Big Red, Neg Marrons, L’Entourloop ou encore Danitsa.

Samedi 24 mars

La deuxième soirée concert est basée cette fois-ci non plus sur le Reggae mais sur un style apparenté qui touche de plus en plus de monde, le Dub.

Rootikal Soldiers, programmés à la dernière minute, sont venus assurer l’accueil, les changements de scènes et la cloture de cette dernière soirée du festival dans le hall, tout comme Little Lion la veille. Le trio propose une sélection strictement vinyle avec des morceaux dancehall, reggae, roots avec entre autres le version de ‘Chan  Chan’ par Mista Savona (2017), reprise du chanteur cubain Compay Segundo (1986). Puis petit à petit entre les changements de plateaux, ils dérivent sur des tunes beaucoup plus dub pour garder les festivaliers dans l’ambiance de la soirée.

Le premier artiste à se produire sur la scène ce soir est le jeune montpelliérain Adi Shankara. Accompagné uniquement de son ordinateur et d’une petite table de mix, en mode minimaliste, il débute son set avec une introduction très aérienne et hypnotisante pour ensuite faire rentrer petit à petit le rythme puis les basses bien puissantes. Il nous joue ses propres compositions, du pur dub stepper qui fait bouger le public grandissant petit à petit et déjà bien motivé et dans l’ambiance.

Le prochain artiste est lui aussi un jeune producteur de dub. Dans le milieu depuis son plus jeune âge grâce à son père et sa tante (Alpha & Omega), l’anglais Alpha Steppa a su en tirer profit et faire son propre style alliant pur dub et bass music actuelle… Un vrai génie ! Digital, steppa, les sons sont extrêmement bien travaillés, très propres et les basses sont superbes. On a pu entendre d’anciens sons réalisés en collaborations avec son père et sa tante, mais aussi des exclusivités de Dub Dynasty dont le magnifique titre ‘Black Woman Civilization’ devant un public à fond !

Finalement, place à High Tone, un des groupes légendaires du dub français présent depuis 20 ans ! Cette fois-ci plus de steppa mais plutôt du dub expérimental, toujours avec des morceaux très travaillés. Batteur, claviéristes, machiniste/bassiste, le quatuor nous transporte dans l’univers bien particulier qu’ils se sont créé, aux inspirations très éclectiques allant de l’électro au dub en passant par du digital, du hip-hop, du dubstep voir même du rock. Le remix « Rub-A-Dub Anthem » avec Pupajim met le feu dans la salle qui semble quasiment complète, le public jump sans s’arrêter !

Cette 5ème édition du festival In Dread We Trust organisée à L’Atelier Cluses répartie sur 4 jours a  proposé des moments culturels pour tous : atelier pour enfant, exposition photo, projection de film, concerts reggae puis concerts dub… Un grand bravo pour cela ! L’ambiance était à la convivialité avec une très belle énergie tant de la part des artistes que du public. Nous en profitons d’ailleurs pour remercier l’organisation pour leur accueil au top et leur confiance.

Et n’hésitez pas, l’exposition est disponible jusqu’au 15 avril !

Texte : Manon Kaya – Photos : Kevin Buret / On The Roots

08 Mar 2018

Flash Info : Exposition On The Roots « A la rencontre du Dub »

Il y a maintenant 6 ans, On The Roots a été créé pour allier deux passions que sont la photographie et la musique. Rien de telle qu’une formation en autodidacte, directement sur le « terrain » pour apprendre à capturer les expressions de chanteurs et musiciens lors de leurs lives ! On The Roots parcours sans cesse les routes d’Europe pour couvrir toujours plus de concerts et festivals…

Passionné de Reggae, c’est dans ce milieu que On The Roots a débuté et s’est vite fait une place et un réseau, en travaillant avec différents artistes, productions et médias. Ce fut d’ailleurs l’occasion d’un voyage photographié en Jamaïque, ainsi que la participation au livre « Reggae Ambassadors, La légende du reggae » édité par La Lune Sur Le Toit.

Désireux d’aller toujours plus loin dans la passion, On The Roots s’est aussi attelé à un style de musique dans la continuité du Reggae et en plein essor depuis quelques années : le Dub. Un nouveau challenge photographique puisque dans le Dub, ce sont majoritairement des selectas ou des dub-makers derrière leurs platines, leurs tables de mix ou leurs control-towers, le tout dans une ambiance plutôt de faible luminosité.

Aujourd’hui, à l’occasion de la 5ème édition du festival In Dread We Trust à L’Atelier Cluses, On The Roots a choisi de vous présenter une exposition de photographies sur le thème du Dub. Les photographies ont été capturées lors de soirées et festivals aux quatre coins de la France, la Suisse ou encore l’Espagne, dans le but de mettre en lumière de grands artistes du milieu.

L’objectif : transmettre et partager au travers de photographies figées l’émotion et l’ambiance des soirées Dub… Mission réussie ?

Au plaisir d’entendre vos retours !

Pour information : Les photographies de l’exposition sont en vente, n’hésitez pas à nous contacter. De plus, les photographies disponibles sur le site et la page Facebook sont aussi imprimables sur demande.

Kevin Buret & Manon Kaya / On The Roots

06 Mar 2018

Report by On The Roots : Spring Reggae Fest vol.12 @ L’Oasis, Le Mans .

Samedi 3 mars avait lieu la 12ème Edition du Spring Reggae Festival dans la salle L’Oasis au Mans (72). Co-organisée par Superforma et le crew Irie Ites, la soirée affichait une programmation reggae / dancehall intense avec King Kong & Irie Ites, Troy Berkley & Krak In Dub, Volodia, LMK, Ed Garjae, I Sens, Brother Vibes, Supa Dupa’s et Interlion Sound & gest

Les portes de la très belle salle L’Oasis ouvrent un peu avant 20h est c’est Interlion Sound, membre de la Smalla Connexion, qui ouvre la soirée. Les selectas tourangeaux jouent des classiques du reggae avec pour commencer le fameux ‘Pass The Dutchie’ de Musical Youth, suivi d’artistes comme Chronixx, Jesse Royal ou encore Capleton… Place ensuite à leur invité qui n’est autre que Lyricaly, vainqueur des Victoires du Reggae organisées par Reggae.fr dans la catégorie « Révélation de l’année ». Il nous interprète les titres de son EP « Le Temps Passe Vite » et surtout de son album « Force » sorti en décembre dernier. Plein d’énergie, il fait danser et chanter les premiers arrivants pour un beau moment de générosité et d’échange. Interlion Sound reprend le contrôle pour quelques big tunes avec notamment une dubplate du célèbre ‘Be Careful’ de Matthew McAnuff.

Le duo Brothers Vibes s’empare des micros, backé par Selecta Biggietop, pour une 20aine de minutes. Ils sont venus présenter leur nouvel EP « Passer Un Message » avec des textes en français posés sur des instrus se baladant entre différents styles, allant du reggae au hip-hop en passant par le roots et le dancehall. Mention spéciale au titre ‘Free Up Your Mind’ chanté sur une track de Thriakis Dub Destroyer et présent sur l’album de ce dernier… ça envoie du lourd ! Le public est désormais un peu plus nombreux et chante les refrains en chœur.

Le binôme suivant, Supa Dupa’s, est issu de l’alliance du MC Deewaï avec le selecta Puppa Dready. Se baladant au travers des styles roots / reggae / hip-hop voire parfois dubstep, le duo propose des instrus entraînantes sur lesquelles viennent se poser les textes travaillés de Deewaï. Ce dernier pose son flow très rapide et impressionnant avec une aisance et une facilité déconcertantes !

On enchaîne directement avec le chanteur I Sens backé par Si’Art Sound aka Adrien Sanchez que nous connaissions bien en tant que collègue photographe et que nous voyons pour la première fois de l’autre côté de l’objectif en tant que selecta. Après une première mixtape sortie en 2015 intitulée « From The Light », I Sens est revenu en force l’année dernière avec son EP « Cycle ». Cette fois-ci, les textes sont principalement en anglais sur des sons reggae / dancehall, et le jeune normand les chante avec une belle énergie qui semble se transmettre au public !

Ed Garjae est le prochain artiste à se produire sur la scène de L’Oasis, backé par le selecta de Red Strike Sound & Records. Cette fois-ci on est transporté dans un univers différent de ce que l’on a pu entendre jusqu’à maintenant. Le chanteur avec sa superbe voix si juste et si pure nous propose un reggae marqué d’influences soul et jazz incontestables. Tout comme nous, le public semble apprécier cette diversité de styles dans la musique reggae !

Le public est au rendez-vous, et ce sera d’ailleurs le moment de la soirée où la salle sera la plus remplie, pour accueillir le prochain chanteur. Ce sont ses débuts dans le groupe Phases Cachées qui l’ont fait connaître, puis il a poursuivi son chemin en solo avec non moins de succès : vous l’avez compris, nous parlons bien évidemment de Volodia ! Il interprète principalement les titres de son dernier album « Un Pied Sur Terre » sorti fin 2016, avec notamment ‘Sac à Dos’ dont le refrain est repris en cœur par le public, ou encore quelques titres de son ancien crew tel que ‘Alias’. Son set est bien travaillé et totalement maîtrisé, il fait danser les festivaliers et réchauffe clairement la grande salle avec son reggae français frais et moderne !

LMK prend le relais et est bien décidée à continuer dans cette ambiance, à faire danser et mettre le feu ! Avec sa jolie voix posée sur des intrus reggae, dancehall et hip hop, elle apporte une touche pimpante et girly à la soirée qui fait du bien, toujours dans cet objectif d’éclectisme. Elle nous présente son album « Highlights » sorti en octobre dernier ainsi que d’autres titres à succès tels que la reprise de ‘Shape Of You’ de Ed Sheeran en version dancehall ! Habituée de l’anglais, la chanteuse sort de sa zone de confort et se met petit à petit au français avec notamment une exclu qu’elle nous présente, un medley des classiques reggae des années 90, toujours en mode rubadub style et dancehall. Là encore, c’est frais et actuel et le public semble bien réceptif.

Place cette fois-ci à une légende du reggae jamaïcain, le grand King Kong ! Backé par Irie Ites et accompagné d’un tromboniste, nous assistons à un set de pur reggae chanté avec passion, énergie et une voix incroyable. Il chante bien évidemment ses titres incontournables, ainsi que les titres de son prochain album « Repatriation » tout juste sorti la veille sur le label Irie Ites et frôlant le digital et le dub. Un superbe moment, empli d’authenticité et de générosité, qui aurait mérité bien plus de monde et surtout un public un plus éveillé…

Le dernier duo à se produire ce soir et pas des moindre est Krak In Dub featuring Troy Berkley. Malgré la salle qui s’est désormais bien vidée, le duo est motivé et nous livre un set hip-hop qui dérive petit à petit en jungle. On alterne entre des tracks de Krak In Dub issues notamment de son dernier album « Amazonite » sur lequel il a d’ailleurs quelques featurings avec le MC, puis des tunes où Troy Berkley vient poser sa voix et son flow inimitables !

La soirée se termine à 3h, sans le freestyle final annoncé par manque de temps. Une soirée en mode reggae, dancehall et hip-hop avec principalement de jeunes artistes de la nouvelle génération, mais aussi quelques légendes du milieu. De quoi assurer une programmation diverse avec des artistes  tous aussi passionnés et généreux, et puis surtout une belle mixité culturelle… Car c’est ça aussi le reggae !

Texte : Manon Kaya – Photos : Kevin Buret / On The Roots